Vous formez trop !
Trop de formations, trop de modules, trop de catalogues, trop de budgets engagés… et pas assez de preuves que tout cela sert réellement à quelque chose.
Dans beaucoup d’organisations, la formation n’est-elle pas devenue une fin en soi ? Mais à partir de quel postulat. « Former rend plus performant ? » ou « Former ne fait pas de mal ? » Pire, parce que le budget doit être consommé, parce que le plan de développement des compétences doit être rempli, ou simplement parce que « c’est une bonne chose de former » ? Résultat : des milliers d’heures de formation produites et dispensées chaque année, et une question qui reste étrangement absente des débats : que savent réellement faire les collaborateurs à l’issue de leurs formations ?
La réponse est souvent inconfortable : on ne sait pas.
Former n’est pas apprendre
Assister à une formation ne signifie pas nécessairement avoir acquis une compétence. Être présent ou avoir validé le quiz du module e-learning est souvent insuffisant pour être compétent sur tout un domaine d’expertise. Pourtant, dans beaucoup d’organisations, l’indicateur de succès reste le même depuis des décennies : le taux de participation ou de complétion.
On célèbre des formations « suivies », rarement des compétences « maîtrisées ». On coche des cases, on génère des rapports, on alimente des LMS… mais on ne mesure presque jamais l’impact opérationnel réel. Combien de collaborateurs sont capables d’appliquer les principes vus en formation trois mois plus tard ? Combien sont reconnus comme compétents par leurs pairs ou leurs managers ? Combien pourraient le prouver objectivement ?
La vérité, c’est que la majorité des services de formation n’ont pas de réponse fiable à ces questions.
Le grand angle mort : l’évaluation des acquis
Évaluer sérieusement les compétences est exigeant. Cela demande de définir des critères clairs, des niveaux de maîtrise, des modalités d’évaluation crédibles. Cela demande du temps, de la rigueur, parfois même du courage managérial.
Alors on évite. On se contente d’un quiz de fin de module, d’une attestation de présence ou, pire, d’une simple déclaration sur l’honneur. Et on appelle cela de la formation réussie.
Imagine-t-on une entreprise investir massivement dans de nouveaux équipements sans jamais vérifier si ceux-ci produisent quelque chose d’exploitable ? C’est pourtant exactement ce que nous faisons avec la formation.
Former moins, certifier mieux
Et si la solution n’était pas de former toujours plus, mais de former moins et valider davantage ?
Mettre en place des stratégies de certification des compétences — notamment via des micro-certifications — permet de changer radicalement de paradigme. On ne parle plus de suivre un parcours, mais d’atteindre un résultat observable et mesurable. On ne valorise plus le temps passé, mais la compétence acquise.
La micro-certification oblige à se poser les bonnes questions :
Sa délivrance démontre-t-elle réellement du savoir-faire ? Comment ? À quel niveau d’exigence ? Avec quelle crédibilité ?
Elle transforme la formation en engagement : l’entreprise s’engage à former, le collaborateur s’engage à prouver sa compétence. Un deal win-win dont tout le monde sort grandi.
Un bénéfice partagé
Pour l’entreprise, c’est une cartographie factuelle des compétences réellement disponibles. Plus précise, plus actionnable, bien plus utile que des reportings de durée de suivi ou d’attestation de présence. Pour les collaborateurs, c’est de la reconnaissance. Une preuve tangible, partageable, durable, qui a une valeur au-delà du simple cadre interne.
Et contrairement à certaines craintes, les chiffres sont clairs : la certification ne démotive pas. Elle valorise. Elle engage. Elle donne du sens. (cf Enquête ISTF – Les chiffres Clés du digital learning 2025)
Un titre certes un peu provocateur
Il est vrai que le titre de cet article est un brin impertinent, mais la vraie provocation n’est pas de dire que la formation ne sert à rien. Elle est indispensable.
La provocation, c’est de dire que former sans vérifier les acquis est devenu irresponsable.
Les entreprises n’ont pas besoin de plus de formations.
Elles ont besoin de plus de compétences certifiées.
Former moins. Évaluer mieux. Certifier intelligemment.
C’est à ce prix que la formation redeviendra un véritable levier de performance, les MCS (Micro Credentials System) tel que Procertif sont au cœur de cette stratégie.


