Accrochage certificateur, la nouvelle obligation des organismes de formation

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On pourrait se demander pourquoi un tel déluge de réglementations pleut sur les organismes de formation ces dernières années.

Qualiopi, Obtention de titre France Compétences, et maintenant l’accrochage auprès de la Caisse des Dépôts. Effectivement, on pourrait se poser la question, mais pourtant chacune de ces réglementations conduit à une professionnalisation et une rationalisation du marché de la formation. Non, ce n’est pas un monde parfait, et la lourdeur administrative de toutes ces démarches est parfois un peu trop fastidieuse, mais dans le fond elles apportent chacune une réelle optimisation des processus. C’est aussi le cas de l’accrochage certificateur.


Mais de quoi parlons-nous ?


Cela ne vous aura pas échappé, nous sommes entrés dans le monde de la validation des compétences, autrement dit, le monde de la certification. Parmi les composantes obligatoires d’une certification, le document prouvant les compétences validées doit être fiable et inaltérable. C’est bien dans ce sens qu’une plateforme comme Procertif travaille notamment via une technologie de cryptage offerte par les principes de la blockchain. Mais l’état français s’empare également du sujet en intégrant dans la Loi 2018-771 du 5 septembre 2018 une obligation de déposer tous les titres RSCH ou RNCP délivrés par les organismes certificateurs auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations.

L’objectif de ce cadre légal n’est pas d’apporter une contrainte supplémentaire aux organismes mais bien de faciliter l’employabilité et la portabilité des diplômes et certifications que chacun obtient tout au long de sa carrière. L’état français accompagne ainsi une tendance bien connue du monde RH et plus particulièrement des recruteurs, qui est qu’on ne sélectionne plus des candidats sur les diplômes mais sur leurs compétences. Face à cette tendance se pose alors la question de la cartographie de ces compétences. Doit-on laisser seul à LinkedIn le soin de nous la proposer ? Le gouvernement français a répondu par la négation à cette question en imposant un passeport de compétences national. Une bien bonne idée.

Et cerise sur le gâteau, on évite le passage par la paperasse ! Dans une telle réforme, on aurait pu imaginer que pour déposer un titre, seul le papier en 3 exemplaires avec signatures et paraphes en tout genre ferait foi. Et bien non ! La France s’engage immédiatement dans un choix technologique moderne en inventant le système d’accrochage certificateur.


Qu’est-ce que l’accrochage certificateur ?


Sans vouloir entrer trop dans les aspects techniques, les équipes de développement de la Caisse des Dépôts et Consignations ont mis au point un protocole de communication informatique tripartite qui permet de véhiculer toutes les informations liées aux certifications entre le certificateur, le tiers de confiance qui sera chargé de formater les données et les transmettre (c’est le rôle de Procertif) et la Caisse des Dépôts et Consignations qui validera l’existence des données obligatoires et stockera de manière définitive et pérenne ces éléments de preuve.

Si tout ça va dans le sens de la modernité, le rythme d’avancement peut toutefois paraître un peu soutenu. En effet, l’ouverture du service qui a eu lieu en septembre 2021 restait jusqu’ici confidentiel et quasi expérimental mais les choses évoluent vite, et vont basculer de l’expérience à l’obligation. Désormais, l’ensemble des certificateurs auront 3 mois pour réaliser leur accrochage de certification auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations. Pas de panique, vivons ce nouveau cadre réglementaire comme une réelle innovation proposée par la France pour accompagner l’accélération des micro-compétences dans un monde du travail en pleine évolution.

Découvrez la fonctionnalité Accrochage certificateur de Procertif.

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